Abstract: Les broméliacées, présentant différentes écologies et adaptations, ont été classées en 5 types écophysiologiques en fonction de la forme de vie (épiphyte, terrestre ou lithophyte), la morphologie de la rosette (avec ou sans réservoir d’eau), le métabolisme photosynthétique (C3 ou CAM) ou encore le caractère absorbant ou non des trichomes et racines. L’objectif du stage était de caractériser si certains traits foliaires et racinaires pouvaient discriminer les types écophysiologiques représentés par 14 espèces. Les résultats montrent que les parties apicales et basales des feuilles se spécialisent différemment en fonction de l’exposition lumière. La taille du disque central des trichomes augmente avec la sécheresse. La densité de trichome de la partie apicale supérieure résulte d’un trade-off entre l’acquisition de l’eau et l’exposition à la lumière. Aussi, le genre A echmea présente un grand nombre de stomates, les T illandsia atmosphériques un plus grand recouvrement de la surface foliaire par les trichomes et les C3 ont un LMA plus
petit. Enfin, les associations fongiques permettent de différencier le genre T illandsia des autres genres. Pour conclure, certains traits permettent de discriminer les types écophysiologiques mais ce sont avant tout la disponibilité en eau et l’exposition à la lumière qui façonnent les traits fonctionnels.
Keywords: broméliacées ; endophytes racinaires ; feuilles ; traits fonctionnels ; trichonnes foliaires ; types écophysiologiques